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Tuesday, March 2, 2010

wann nur kommst du zurück ?


Voilà combien de jours, voilà combien de nuits,
Voilà combien de temps que tu es reparti
Tu m'as dit: "Cette fois, c'est le dernier voyage"
Pour nos coeurs déchirés, c'est le dernier naufrage
"Au printemps, tu verras, je serai de retour
Le printemps, c'est joli pour se parler d'amour
Nous irons voir ensemble les jardins refleuris
Et déambulerons dans les rues de Paris!"

REFRAIN:
Dis, quand reviendras-tu?
Dis, au moins le sais-tu
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère...
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus!

Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà
Craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois
À voir Paris si beau en cette fin d'automne
Soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne
Je tangue, je chavire, et comme la rengaine
Je vais, je viens, je vire, je me tourne, je me traîne
Ton image me hante, je te parle tout bas
Et j'ai le mal d'amour, et j'ai le mal de toi

REFRAIN

J'ai beau t'aimer encore, j'ai beau t'aimer toujours
J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour
Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir
Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs
Je reprendrai la route, le monde m'émerveille
J'irai me réchauffer à un autre soleil
Je ne suis pas de ceux qui meurent de chagrin
Je n'ai pas la vertu des femmes de marins
[au masculin: ... des chevaliers anciens]

REFRAIN

Friday, February 26, 2010

les timides

Les timides
Ça s'tortille
Ça s'entortille
Ça sautille
Ça s'met en vrille
Ça s'recroqueville
Ça rêve d'être un lapin
Peu importe
D'où ils sortent
Mais feuilles mortes
Quand le vent les porte
Devant nos portes
On dirait qu'ils portent
Une valise dans chaque main

Les timides
Suivent l'ombre
L'ombre sombre
De leur ombre
Seule la pénombre
Sait le nombre
De leurs pudeurs de Levantin
Ils se plissent

Ils pâlissent
Ils jaunissent
Ils rosissent
Ils rougissent
S'écrevissent
Une valise dans chaque main

Mais les timides
Un soir d'audace
Devant leur glace
Rêvant d'espace
Mettent leur cuirasse
Et alors place !
Allons, Paris
Tiens-toi bien !
Et vive la gare
Saint-Lazare
Mais on s’égare
On s’effare
On s’ désempare
Et on repart
Une valise dans chaque main

Les timides
Quand ils chavirent
Pour une Elvire
Ont des soupirs
Ont des désirs
Qu'ils désirent dire
Mais ils n'osent pas bien
Et leur maîtresse
Plus prêtresse
En ivresse
Qu'en tendresse
Un soir les laisse
Du bout des fesses
Une valise dans chaque main

Les timides
Alors vieillissent
Alors finissent
Se rapetissent
Et quand ils glissent
Dans les abysses
Je veux dire
Quand ils meurent
N'osent rien dire
Rien maudire
N'osent frémir
N'osent sourire
Juste un soupir
Et ils meurent
Une valise sur le cœur

Monday, February 15, 2010

Mijn vlakke land - pour macars



Wanneer de Noordzee koppig breekt aan hoge duinen
en witte vlokken schuim uiteenslaan op de kruimen,
wanneer de norse vloed beukt aan het zwart basalt
en over dijk en duin de grijze nevel valt
wanneer bij eb het strand woest is als een woestijn
en natte westewinden gieren van venijn,
dan vècht mijn land...Mijn vlakke land...

Wanneer de regen daalt op straten, pleinen, perken,
op dak en torenspits van hemelhoge kerken,
die in dit vlakke land de enige bergen zijn,
wanneer onder de wolken mensen dwergen zijn,
wanneer de dagen gaan in domme regelmaat
en bolle oostenwind het land nóg vlakker slaat,
dan wacht mijn land...Mijn vlakke land...

Wanneer de lage lucht vlak over het water scheert,
wanneer de lage lucht ons nederigheid leert,
wanneer de lage lucht er grijs als leisteen is,
wanneer de lage lucht er vaal als keileem is,
wanneer de noordewind de vlakte vierendeelt,
wanneer de noordewind er onze adem steelt,
dan kraakt mijn land...Mijn vlakke land...

Wanneer de Schelde blinkt in zuidelijke zon
en elke vlaamse vrouw flaneert in zon-japon
wanneer de eerste spin z'n lentewebben weeft
of dampende het veld in juli-zonlichtheeft,
wanneer de zuidewind er schatert door het graan
, wanneer de zuidewind er jubelt langs de baan,
dan juicht mijn land...Mijn vlakke land...

Saturday, February 13, 2010

les vieux


Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux
Même riches ils sont pauvres, ils n'ont plus d'illusions et n'ont qu'un cœur pour deux
Chez eux ça sent le thym, le propre, la lavande et le verbe d'antan
Que l'on vive à Paris on vit tous en province quand on vit trop longtemps
Est-ce d'avoir trop ri que leur voix se lézarde quand ils parlent d'hier
Et d'avoir trop pleuré que des larmes encore leur perlent aux paupières ?
Et s'ils tremblent un peu est-ce de voir vieillir la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui dit : je vous attends ?

Les vieux ne rêvent plus, leurs livres s'ensommeillent, leurs pianos sont fermés
Le petit chat est mort, le muscat du dimanche ne les fait plus chanter
Les vieux ne bougent plus, leurs gestes ont trop de rides, leur monde est trop petit
Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit
Et s'ils sortent encore bras dessus, bras dessous, tout habillés de raide
C'est pour suivre au soleil l'enterrement d'un plus vieux, l'enterrement d'une plus laide
Et le temps d'un sanglot, oublier toute une heure la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, et puis qui les attend

Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour et dorment trop longtemps
Ils se tiennent la main, ils ont peur de se perdre et se perdent pourtant
Et l'autre reste là, le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère
Cela n'importe pas, celui des deux qui reste se retrouve en enfer
Vous le verrez peut-être, vous la verrez parfois en pluie et en chagrin
Traverser le présent en s'excusant déjà de n'être pas plus loin
Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui leur dit : je t'attends
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non et puis qui nous attend.

Wednesday, February 10, 2010

end of the game





Schatten im Blick dein Lachen ist gemalt
deine Gedanken sind nicht mehr bei mir
streichelst mich mechanisch völlig steril
eiskalte Hand mir graut vor dir
fühl mich leer und verbraucht alles tut weh
hab Flugzeuge in meinem Bauch
kann nichts mehr essen kann dich nicht vergessen
aber auch das gelingt mir noch
Gib mir mein Herz du brauchst meine Liebe nicht
gib mir mein Herz zurück bevor's auseinander bricht
je eher je eher du gehst umso leichter umso leichter wird's für mich
Brauch niemand der mich quält niemand der mich zerdrückt
niemand der mich benutzt wann er will
niemand der mit mir redet nur aus Pflichtgefühl
der nur seine Eitelkeit an mir stillt
niemand der nie da ist wenn man ihn am nötigsten hat
wenn man nach Luft schnappt auf dem Trocknen schwimmt
lass mich los oh lass mich in Ruh damit das ein Ende nimmt
Oh Gib mir mein Herz du brauchst meine Liebe nicht
gib mir mein Herz zurück bevor's auseinander bricht
je eher je eher du gehst umso leichter umso leichter wird's für mich
Ich fühl mich leer und verbraucht alles tut weh
hab Flugzeuge in meinem Bauch
kann nichts mehr essen oh kann dich nicht vergessen
aber auch das gelingt mir noch
Oh gib mir mein Herz du brauchst meine Liebe nicht
gib mir mein Herz zurück bevor's auseinander bricht
je eher je eher du gehst umso leichter umso leichter wird's für mich

Sunday, February 7, 2010

ode HWV 74

Gestern war der Geburtstag von Queen Anne, eine eher bemitleidenswerte englische Königin. Alle ihre Kinder starben noch vor dem Erwachsenenalter und so war sie die letzte Stuart-Monarchin.
Ich erwähne diese Frau nur, weil es ein wunderbares Musikstück von Georg Friederich Händel gibt, die Ode an Queen Anne. Diese wurde zu Ihrem Geburtstag komponiert und feiert die Königin als Friedensfürstin. es ist einfach ein wunderbares Stück Musik und aus purem Zufall eine meiner ersten Berührungen mit der klassischen Musik, damals noch vom Radio auf den Cassettenrecorder mitgeschnitten.....

Die etwa halbstündige Ode entstand als Huldigungsmusik zum Geburtstag der britischen Königin Anne am 6. Februar 1713, also einige Monate, nachdem Händel zum zweiten Mal (und nun für immer) nach London gekommen war. Das Libretto schrieb Ambrose Philips (1674–1749). Zur Zeit der Konzeption stand der Abschluss des Friedens von Utrecht bevor, an dessen Verhandlungen Königin Anne teilgenommen hatte. Die Dichtung ist daher zugleich ein Dank für den Friedensschluss. Da Königin Anne an ihrem Geburtstag 1713 krank war, wird vermutet, dass die Aufführung erst ein Jahr später stattfand,
Der Text besteht aus sieben Strophen, von denen jede mit einem Refrain schließt:
The day that gave great Anne birth
Who fixed a lasting peace on Earth.
Der Tag der uns die Geburt der großartigen Anne gegeben hat
Die den bleibenden Frieden auf Erden gesichert hat.
Händels Vertonung ist in neun Teile gegliedert, wobei der Refrain stets vom Chor gesungen wird, aber mit variierendem musikalischen Material.

eternal source of light divine

Friday, January 29, 2010

i get a kick...

daliah lavi


jamie cullum


ella fitzgerald

a bumpy night



Have you seen the well-to-do, up and down Park Avenue
On that famous thoroughfare, with their noses in the air
High hats and Arrowed collars, white spats and lots of dollars
Spending every dime, for a wonderful time
If you're blue and you don't know where to go to
Why don't you go where fashion sits,
Puttin' on the ritz.
Different types who wear a daycoat, pants with stripes
And cut away coat, perfect fits,
Puttin' on the ritz.
Dressed up like a million dollar trouper
Trying hard to look like Gary Cooper (super duper)
Come let's mix where Rockefellers walk with sticks
Or umbrellas in their mitts
Puttin' on the Ritz

Tips his hat just like an english chappie
To a lady with a wealthy pappy (very snappy)
You'll declare it's simply topping to be there
And hear them swapping smart titbits
Puttin' on the ritz!

Wednesday, January 27, 2010

unter dayne vaise shtern


 Unter Deinen weissen Sternen
Gib mir Deine weise Hand
Meine Worte, sie sind Tränen -
nimm sie auf in Deine Hand.
Wenn es Nacht wird, lass sie funkeln,
Sterne tief in meinem Blick.
Ruhe find ich dann im Dunkeln,
Schenk die Tränen Dir zurück.
Ruhe find ich dann im Dunkeln
Schenk die Tränen Dir zurück.
 
Du allein hörst, was ich frage,
Du allein kennst meinen Schmerz.
Sieh das Feuer, das ich trage
Und es brennt in mir das Herz.
In den Kellern, den Verließen
Geht die Freiheit in den Tod
Über Häuser, über Dächer
Rufe ich: "wo bist Du, Gott?"
Über Häuser, über Dächer
Rufe ich: "wo bist Du, Gott?"

Ruhelos such ich nach Dir,
Hinter mir jagt her der Tod.
Für dies Lied nur gönn' ich Rast mir
und ich sing' zu Dir, oh Gott
Unter Deinen weissen Sternen
Gib mir Deine weise Hand.
Meine Worte sind nur Tränen,
Nimm sie auf in Deine Hand.
Meine Worte sind nur Tränen,
Nimm sie auf in Deine Hand.








Monday, January 25, 2010

je ferais n´importe quoi....




the warmth of his soul



When the mellow moon begins to beam,
Ev'ry night I dream a little dream;
And of course Prince Charming is the theme:
The he
For me.
Although I realize as well as you
It is seldom that a dream comes true,
To me it's clear
That he'll appear.

Some day he'll come along,
The man I love;
And he'll be big and strong,
The man I love;
And when he comes my way,
I'll do my best to make him stay.

He'll look at me and smile--
I'll understand;
And in a little while
He'll take my hand;
And though it seems absurd,
I know we both won't say a word.

Maybe I shall meet him Sunday,
Maybe Monday -- maybe not;
Still I'm sure to meet him one day--
Maybe Tuesday
Will be my good news day.

He'll build a little home
Just meant for two;
From which I'll never roam--
Who would? Would you?
And so all else above,
I'm waiting for
The man I love!


Saturday, January 23, 2010

gute alte zeit





Quand nous chanterons le temps des cerises (Quand nous en serons au temps des cerises)
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur

Mais il est bien court le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles...
Cerises d'amour aux robes pareilles (vermeilles)
Tombant sous la feuille (mousse) en gouttes de sang...
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant !

Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d'amour
Évitez les belles !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour...
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins(peines) d'amour !

J'aimerai toujours le temps des cerises
C'est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte !
Et Dame Fortune, en m'étant offerte
Ne pourra jamais calmer(fermer) ma douleur...
J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur !


Friday, January 22, 2010

Soul Kitchen


Fatih Akins Erfolgsstory geht weiter, seine Herz erwärmende Komödie im Hamburger Multikulti-Viertel und absoluter Lido-Liebling erhielt den Spezialpreis der Jury in Venedig.

Es gehört schon etwas dazu, ein internationales Projekt sausen zu lassen, um sein eigenes durchzuziehen, seinen Film nicht in Cannes zu zeigen, weil er noch nicht optimal war. Fatih Akin riskierte einiges und wurde in Venedig mit dem Spezialpreis der Jury für "Soul Kitchen" belohnt, einer zärtlichen Liebeserklärung an seine Heimatstadt und das Arbeiterviertel Wilhelmsburg, wo der langhaarige Deutschgrieche Zinos Kazantsakis in seinem Restaurant neben von Unkraut überwachsenen Schienen die Stammgäste mit Pommes und Majo, paniertem Schnitzel und Fischstäbchen versorgt.

Bald geht alles drunter und drüber, der neue, ambitionierte Koch, der schon mal Aphrodisiaka ins Dessert mischt, verscheucht die alte Kundschaft. Eine betuchte Klientel erobert die Kult-Kneipe. Die Freundin in Shanghai zickt. Finanzamtkontrolleure und Immobilienhaie nerven. Und sein Bruder will als Knast-Freigänger einen Arbeitsvertrag, ohne einen Finger krümmen zu müssen. Gipfel des Grauens ist ein Bandscheibenvorfall, der den Geschundenen plagt. Nur der türkische Physiotherapeut Knochenbrecher kann im letzteren Fall noch helfen.

Vorbild für das Film-Gasthaus war übrigens Hauptdarsteller Adam Bousdoukos' eigene Taverne in Ottensen. Nicht immer kämpfen die Protagonisten mit feinstem Dialogflorett, es darf auch schon mal deftig werden in diesem "schmutzigen Heimatfilm" ohne elitäre Hanseaten. Amüsierte sich Münchens Schickeria einst im "Rossini", lässt es sich die Hamburger Szene im "Soul Kitchen" gut gehen, ein Mikrokosmos von Multi-Kulti, gescheiterten Existenzen, Überlebenskämpfern des Alltags und Romantikern, die ihrer Sehnsucht nachhängen. Da wird gerockt, "La Paloma" geschmettert und Sirtaki getanzt.

Bewusst wählte Akin als Drehorte von Gentrifizierung bedrohte Stadtviertel, Biotope mit unfertigem Charme, die man unter Artenschutz stellen müsste, weil es sie bald nicht mehr gibt. Er zeigt auch die schönen und touristischen Seiten der Hanse-Metropole mit Speicherstadt, Elbe und Alster im besten Licht von Kameramann Rainer Klausmann. Mit dabei die Filmfamilien-Mitglieder "Kneipenwirt" Adam Bousdoukos ("Kurz und schmerzlos"), "Knast-Bruder" Moritz Bleibtreu ("Im Juli", "Solino"), "Sternekoch" Birol Ünel ("Gegen die Wand") und Monica Bleibtreu in ihrer letzten Rolle als Familienpatriarchin. Der Soundtrack, zu dem die Schauspieler sich ihren Lieblings-Soul-Sound aussuchen konnten, verstärkt die intime Atmosphäre und reißt mit. Und wenn Hans Albers vom "Letzten Hemd" singt, das keine Taschen hat und auffordert, den kleinen Rest des Lebens "zu vernaschen", der Schnee beim Dinner for Two am Heiligabend rieselt, dann ist Fatih Akin mit seinem leicht bekömmlichen und überaus komischen Feelgood-Movie ohne überflüssigen Edelschnickschnack ganz, ganz nah an Genuss und (Heimat-)Gefühl. Futter für die Seele.